Villa et jardin Antonine

Construite en 1884 par le père du sculpteur biterrois Jean-Antoine Injalbert, lieu qui deviendra sa résidence d’été et son atelier, la Villa Antonine ouvre ses portes de temps en temps au public.

Entourée de son célèbre jardin avec fontaines et pergola, la demeure laisse entrevoir quelques œuvres du sculpteur, dissimulées. Le célèbre Injalbert aimait y travailler dans le calme au «rythme de la Province».

Injalbert meurt le 20 janvier 1933. En 1935, la Villa Antonine, où il avait son atelier, est léguée à la ville de Béziers par sa veuve Louise Pin, épousée en 1907. De nombreuses esquisses de sculpture du maître y sont exposées entre arbres, arbustes et massifs de fleurs, ainsi qu’au musée des beaux-arts de Béziers. Jean-Antoine Injalbert est inhumé au cimetière vieux de Béziers.

Jean-Antonin Injalbert

Injalbert naît à Béziers en 1845. Sa mère meurt en couches. Son père, tailleur de pierres, se remarie dix ans après et emmène son fils sur les chantiers.

En 1861, Injalbert est tâcheron chez un ornemaniste, Paul Théodore, qui lui fait suivre par la suite des cours de dessin.

Injalbert réussit l’entrée à l’école des Beaux Arts et la ville de Béziers lui alloue en 1867 une pension qui est complétée plus tard par le Conseil Général de L’Hérault. Jamais Injalbert n’oubliera le soutien de sa ville.

En 1874, Injalbert reçoit le Grand Prix de Rome pour “La douleur d’Orphée”. Il réalise alors de nombreux bustes, ainsi que “Le Génie dominant le monde” et “L’Amour préside à l’hymen”.

En 1880, il revient définitivement à Paris et les commandes affluent : deux groupes pour le Peyrou de Montpellier, Pierre Lescot, Germain Pilon pour l’Hôtel de ville de Paris, les statues des trois fleuves de l’Hérault, l’enfant au mascaron Gavarni, “La Fontaine du Titan” qui lui demandera 15 ans de travail.

En 1907, Injalbert épouse Louise Pin.

La notoriété est alors internationale, il côtoie Rodin et participe à des expositions : Munch, Rio de Janeiro, l’Italie. Il devient membre de L’Académie des Beaux-Arts et est nommé commandeur de la Légion d’Honneur. Injalbert partage son temps entre son atelier parisien et la Villa Antonine à Béziers où il vient passer l’été, invitant Camille Saint-Saëns, son ami, et aussi Bonnat, Laloux, Joffre.

Injalbert meurt le 20 janvier 1933. En 1935, la Villa Antonine est léguée à la ville de Béziers.

Injalbert est un sculpteur exceptionnel, reconnu et glorifié de son vivant mais qui ne connaît hélas pas ou pas suffisamment la gloire posthume qu’il mérite. Qui se souvient en effet à part quelques passionnés, à Montpellier ou à Béziers de ce sculpteur de génie? Sa sculpture monumentale, ses bustes, ses compositions révèlent un talent incomparable donnant la sensation du mouvement, de la forme. Elles sont à la fois pleines de sensibilité, de sensualité, de vie et aussi d’humour.

Oeuvres :

Douleur d’Orphée. Paris, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts. 1874.

La Tentation. Salon de 1877.

Malaria. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1878.

Le Christ. Exposition universelle de 1878.

Auguste Febregat. Tombeau. Béziers (Hérault), Cimetière. 1879.

Enfant au masque. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1880.

Enfant martyr. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1880.

Chanteur napolitain. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1880.

Hyppomène. Buste. Musée des Beaux-arts de Béziers. 1880.

L’Amour domptant la force. Montpellier (Hérault). 1883.

Titan. Salon de 1884.

Maître Vigeant. Musée d’Orsay. 1885.

Hyppomène. Figure. Musée d’Orsay. Salon de 1886.

Temps et Justice. Paris, Palais de Justice.

Monument à Molière. Pézenas (Hérault).

Mirabeau. Paris, Panthéon.

Soldats. Haut-relief. Paris, Cercle Militaire.

Victor Laloux. Paris, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts.

Monument aux morts. Béziers (Hérault).

Jules Lepneveu. Paris, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts.

Gabriel-Jules Thomas. Paris, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts.

Louis Gallet. Valence (Drome).

Poésie idyllique. Aix en Provence (Bouches du Rhône), Musée Granet. 1889.

Caveau de la famille Clauzel Milhau. Béziers (Hérault). 1889.

La République. Buste. (Oeuvre reproduite en de nombreux exemplaires). 1889.

Marius Estellon . Buste en bronze . Lorgues  (Var ), Ehpad municipal. 1889

Quatre Cariatides. Paris, Manufacture des Gobelins.

Paul Arène.

Pierre Puget. Toulon (Var).

Gavarni. Château de Versailles. Salon de 1890.

La Charité. Musée des Beaux-arts de Béziers. 1890.

Abondance. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1992.

Eve. Statue en marbre. Montpellier (Hérault), Musée Fabre. 1983.

Fontaine du Titan. Béziers (Hérault). 1892-1893.

Bacchante au biniou. Paris, Musée d’Orsay. Béziers (Terme d’après l’œuvre originale). 1895.

Divinités marines. Paris, Pont Mirabeau. 1896.

Tombeau de la famille Injalbert. Béziers (Hérault). 1896-1915.

Tombeau de la famille Ribo Meron. Béziers (Hérault), Cimetière. 1897.

Caveau de la famille Chappaz. Béziers (Hérault), Cimetière. 1897.

Bordeaux – Toulouse. Tours (Indre et Loire). 1898.

Fontaine. Enfant au poisson. Béziers (Hérault). 1898.

Ville de Paris protégeant les arts. Paris, Petit Palais. 1900.

Nantes. Paris, Musée d’Orsay. 1900.

Portrait de G. Redon, architecte. Médaillon. Musée des Beaux-arts de Lille. 1901.

Monument à Auguste Comte. Paris. 1902.

Jean Bernard rosier. Béziers (Hérault). Plateau des Poètes. 1902.

Gabriel Vicaire. Paris, Jardin du Luxembourg. 1902.

Victor Hugo. (Œuvre détruite et remplacée en 1945, par un buste exécuté par Jean Marie Magrou, élève de Injalbert). Béziers (Hérault), Plateau des Poètes.

Moine Maffre Ermengaud. Béziers (Hérault). 1902.

Jean Pons Guillaume Viennet. Béziers (Hérault). Plateau des Poètes. 1902.

Fauve ivre. Musée des Beaux-arts de Béziers. 1904.

Casimir Peret. Béziers (Hérault). Plateau des Poètes. 1904.

Jacques Azais. Béziers (Hérault), Plateau des Poètes. 1904.

Satyre assis jouant de la flûte. Statuette. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1905.

Vase orné de mascarons, de nymphes et de satyres. Musée d’Orsay. 1905.

L’Electricité –Le Commerce. Paris, Pont Bir-Hakeim. 1906.

Caveau de la famille Fabre Gourguet. Béziers (Hérault), Cimetière. 1908.

Fauve ivre. Mairie de Béziers. 1909.

Femme à la puce. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1909.

Sybille de Panzout. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1910.

Femme nue debout. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1910.

Joseph Marie Eugène Grasset. Faculté de Médecine de Montpellier (Hérault). Musée des Beaux-arts de Béziers. 1911.

Camille Saint Saëns. 1911.

Confidence. Musée d’Orsay. 1912.

Victor Hugo aux Feuillantines. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1912.

Nymphe lutinant un satyre assis. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1913.

Cardinal de Cabrières. Montpellier (Hérault), Eveché. Musée des Beaux-arts de Béziers. (Plâtre). Musée d’Orsay (Terre cuite). 1914.

Petite tête de Bacchante. Musée d’Orsay. 1914.

De Profondis. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1915.

Enfant au chapeau. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1915.

Caveau de la famille Tisseyre Guyonnet. Béziers (Hérault), Cimetière. 1915.

Femme assise sur un rocher. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1917.

Monument aux morts, de la guerre de 1914-1918. Laurens (Hérault). 1920.

Monument aux morts, de la guerre de 1914-1918. Cabrières (Gard). 1921.

Monument aux morts, de la guerre de 1914-1918. Lamalou-les-Bains (Hérault). 1921.

Monument de Benjamin Fabre. Béziers (Hérault). 1921.

Tombeau de Léonie et Héloïse Négrie. Béziers (Hérault), Cimetière. 1922.

Caveau de la famille Gleizes Péril. Béziers (Hérault), Cimetière. 1922.

Monument aux morts, de la guerre de 1914-1918. Cournonterral (Hérault). 1923.

Monument aux morts, de la guerre de 1914-1918. Boujan-sur-Libron (Hérault). 1924.

Monument aux morts, de la guerre de 1914-1918. Paulhan (Hérault). 1925.

Isabelle. Musée des Beaux-Arts de Béziers. 1927.

Monument aux morts, de la guerre de 1914-1918. Béziers (Hérault).

Satyre poursuivant une nymphe. Paris, Musée d’Orsay.

Triomphe de la République. (Esquisse, Plâtre). Paris, Musée d’Orsay.

La République. Tête. Musée des Beaux-arts de Béziers.

Femme assise mettant son bas. Musée des Beaux-Arts de Béziers.

Jules Simon. Buste en pierre. Paris, Palais du Luxembourg, Sénat.

Bibliographie :

Injalbert – Statuaire : Jean-Pierre Vanderspelden, Ville de Béziers – Musée des Beaux-Arts  (1991)

Histoire d’un centenaire : le monument d’Injalbert à Molière 8 août 1897 : Editions Les amis de Pézenas (1997)

Sources:

http://www.midilibre.fr (18.9.2020)

http://www.nella-buscot.com

http://www.wikiphidias.fr