Le Pont Canal

Le pont-canal de l’Orb, appelé également pont-canal de Béziers dans l’Hérault, a été construit à partir de 1854 et mis en service en 1858.

Sa vocation est de porter le canal du Midi qui relie Toulouse à la Méditerranée, lequel empruntait jusqu’alors le cours de l’Orb. Or, les bateaux rencontraient des difficultés durant ce passage. Le cours de l’Orb était trop bas en été, trop haut en hiver, saison durant lesquelles les crues étaient fréquentes.

Passant au-dessus de la rivière, le pont-canal est long de 240 m, large de 28 m, haut de 12 m et composé de 7 arches.

Inscrit sur la liste complémentaire des monuments historiques, le pont-canal situé en aval des écluses de Fonseranes a modifié le paysage de la périphérie sud-ouest de Béziers et engendré la création du Port-Neuf de la ville. A ce titre, il a contribué à l’essor économique de Béziers.

Ouvrage d’art spectaculaire et ne manquant pas de charme, le pont-canal comprend des chemins de halage sur ses berges.

Il peut donc être inclus dans des circuits de randonnées pédestres ou cyclistes. A moins qu’on l’emprunte à bord d’un bateau de plaisance lors d’une croisière sur le canal du Midi, lequel a intégré la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1996.

La traversée de l’Orb

À Béziers, une difficulté importante s’est présentée : La traversée de l’Orb. En effet, à l’origine, le canal traversait le fleuve côtier sur 446 toises, soit environ 870 mètres.

L’actualité nous donne fréquemment des exemples du débit très irrégulier des cours d’eau dans cette région. L’Orb n’échappe pas à la règle et souvent, les patrons des barques éprouvaient beaucoup de difficultés pour parcourir la distance nécessaire.

Dans un premier temps, l’Orb n’étant pas suffisamment navigable, il a fallu rehausser son cours au moyen d’une digue, mais cette digue provoqua un ensablement important du cours d’eau et annula l’effet escompté. Pour remédier à cet inconvénient, six épanchoirs ont été réalisés. Ouverts, ils permettaient l’écoulement normal des eaux et étaient utilisés en fonction de la fréquence de passage des barques.

Cette solution, a permis de réduire considérablement le problème de l’ensablement, mais elle n’a jamais été suffisante et de nombreuses difficultés se sont encore présentées durant tout le XIXème siècle : risques d’inondations aggravés en amont, contestations des propriétaires des moulins situés sur les rives. À cette époque, les chroniques rapportant inondations, catastrophes et perturbations du trafic sont nombreuses.

Ci dessous, sur une carte de Nolin, vous trouverez le plan du Canal Royal avant la réalisation de l’aqueduc.

En 1804, dans son histoire du Canal Royal de Languedoc, le général Andréossy ne manque pas de soulever tous ces problèmes qui sont bien réels, même si son but essentiel revient à contester la paternité du canal à Paul Riquet au profit de son aïeul.

La vraie solution pour faire face à toutes ces difficultés était bien la réalisation d’un pont-canal, mais il a fallu attendre la deuxième moitié du 19ème siècle pour qu’il soit réalisé.

C’est Vauban, en 1684, qui a eu le premier l’idée d’un pont-canal. Ensuite, nombreux ont été ceux qui le demandaient. Les propositions ne manquaient pas, mais aucune n’aboutissait en raison des contraintes financières.

Ce n’est que lors d’une assemblée générale des actionnaires du canal du midi, en 1854, que le projet d’un ingénieur du canal : Jean Magues, va être retenu. Quatre ans plus tard, le 13 novembre 1857, le pont-canal et le nouveau tracé seront inaugurés.

———–

Sources:

http://www.france-voyage.com/villes-villages/beziers-11826/pont-canal-orb

http://www.canaldumidi.com/Biterrois/Beziers/Pont-canal-sur-l-Orb

fr.petitsfrenchies.com/plus-beaux-ponts-de-france

http://www.grandsitecanaldumidi.fr

———-