L’Orb

L’Orb est un fleuve côtier français de la Région-Occitanie, qui traverse les départements de l’Aveyron et de l’Hérault où il se jette dans la mer Méditerranée. De la source de l’Orb, au sud du causse du Larzarc, à son estuaire, à Valras-plage, il n’y a pas beaucoup plus de soixante kilomètres, à vol d’oiseau. Pourtant l’Orb parcourt cent trente-six kilomètres avant d’arriver à la mer, depuis les paysages variés des hauts cantons de l’Hérault jusqu’à la plaine de Béziers.

L’Orb, dès sa source cachée dans le massif volcanique de l’Escandorgue, tour à tour ruisseau, torrent dans son parcours montagnard puis cours d’eau majestueux lorsqu’il atteint la plaine biterroise. Son itinéraire, sinueux, tumultueux, parfois encaissé dans sa partie amont plus évasé en aval, est sujet à de brusques changements de débit et des étiages très marqués. Calme filet d’eau l’été, drainant des eaux paisibles et belles, s’il s’alimente d’orages , de pluies torrentielles, d’affluents capricieux, il peut rapidement devenir fougueux, chargé de boues, devenir dévastateur dans son cours supérieur et sortir de son lit dans sa basse vallée.

L’Orb érode 3 montagnes sur son chemin : la Montagne Noire, L’Escandorgue et le Mont Fougère. Il sépare les massifs de l’Escandorgue à l’est et de l’Espinouse à l’ouest, avant de traverser les monts de Faugères, au débouché desquels il entre dans la plaine biterroise où il se jette dans la Méditerranée à Valras-Plage.

L’or est évidemment alluvionnaire mais il y a encore des veines de quartz à la limite entre le calcaire et le schiste cristallin, sur les zones de failles.

D’après BGRM, l’Orb drainent dans son cours amont plusieurs gites réputés aurifères qui se situent dans les secteurs Ceilhes, Avène, le Bousquet. Après le ruisseau de Landeyran, L’Orb de grandes zones d’anciens conglomérats qui semblent être aurifères. De plus cette zone est riche en pièges naturel sur une base de bedrock calcaire.

On trouve assez régulièrement des batées tests positifs avec 5 à 25 paillettes par pan par endroit et même quelques spécimens sur matrice de quartz et des petites pépites d’or assez roulées.

Comme toujours, la présence d’argiles dans les sédiments à prospecter est bon signe s’il est mélangé à des graviers grossiers. Permis ces sédiments on retrouvera des minéraux lourds à prédominance de sable noir et d’hématite. Mais ouvrez l’œil car vous y trouverez également de beaux grenats et olivines (pierre fine).

L’Orb a donné son hydronyme aux six communes : Cessenon-sur-Orb, Colombières-sur-Orb, La Tour-sur-Orb, Le Bousquet-d’Orb, Le Poujol-sur-Orb et Lignan-sur-Orb.

L’Orb – depuis plusieurs siècles une source de problèmes et d’inconvénients

Béziers est l’un des points emblématiques du trajet de l’Orb. La cité de Riquet s’est beaucoup appuyée sur le fleuve côtier tout au long de son histoire, que ce soit pour des raisons de logistique, économiques ou pratiques. Cependant, très vite, le besoin de traverser le cours d’eau s’est fait ressentir. “Il existe cinq ponts à Béziers, compte Charlotte Guitton, guide à l’office de tourisme de Béziers. Le Pont Vieux, construit au XIIe siècle, qui était le seul de la ville jusqu’au XIXe. On pense qu’ils ont repris la base d’un pont datant de l’Empire romain. C’était le seul passage possible au-dessus de l’Orb et, du coup, c’était aussi un des principaux carrefours de son époque”.

Ce premier moyen de relier les deux rives de l’Orb a eu une histoire mouvementée. Il a été détruit puis reconstruit à plusieurs reprises. L’architecture est large de cinq mètres pour une longueur de 246 mètres. Elle est composée de dix-sept arches en plein cintre, de taille inégale, à voûtes biaises. Ces dernières s’appuient sur des piles obliques surmontées d’arcs de décharge.

Certaines d’entre elles ont temporairement disparu sous les remblais accumulés au fil du temps. Mais les travaux menés par le syndicat Béziers-La Mer ont permis d’offrir à ces arches une seconde jeunesse.

Aider le trafic

Mais en plein milieu de la révolution industrielle, le Pont Vieux n’était plus suffisant pour assumer le trafic toujours plus important. Charlotte Guitton détaille : “Le Pont Neuf a été inauguré en 1846. À cette époque, le Pont Vieux s’est vite retrouvé engorgé. On ressentait le besoin d’élargir le passage pour que les carrioles, puis les voitures et les camions, puissent passer. Il a supporté le passage du tramway qui circulait dans le Biterrois de 1879 à 1948”.

Peu d’années après, les Biterrois ont entrepris la construction, à travers l’ingénieur Urbain Maguès, d’un autre édifice permettant de traverser l’Orb. Le Pont-Canal, construit entre 1854 et 1857, fait 240 mètres de long, est le plus long du canal du Midi. Il compte sept arches principales qui permettent de supporter les crues du fleuve et deux galeries de chaque côté des tympans, éclairés chacune par une série de 93 arcades. “Cette passerelle sur l’Orb permet aux bateaux de franchir le fleuve sans y passer dessus, ce qui est très ingénieux pour l’époque, reconnaît Charlotte Guitton. Mais très vite, il sera concurrencé par le train. En effet, l’activité ferroviaire prenait de plus en plus d’importance à ce moment-là. Il a été inauguré en 1857 et est désormais classé monument historique”. Ainsi, pour éviter les problèmes posés par le passage des embarcations en période de crues ou de sécheresse, le canal a été détourné de son cours initial au niveau de la septième écluse de l’escalier de Fonseranes.

Les Pont-Vieux, Pont-Neuf et Pont-Canal de Béziers se rejoignent et, grâce à des travaux menés sur les berges du fleuve, la praticabilité a été améliorée, tout comme l’hydraulicité du cours d’eau. Ils représentent à eux trois la manière dont les Biterrois ont tenté de dompter l’Orb. Mais le fleuve, éternel capricieux, réserve encore bien des surprises.

Les deux bras “morts”

Le tracé du canal du Midi traversait l’Orb après le passage des neuf écluses de Fonseranes. Les bateaux étaient tirés par des chevaux sur les chemins de halage une fois arrivés au bord de la rive droite du fleuve. Ils se trouvaient ensuite face au canal, au croisement de l’actuel quai du Commandant Cousteau et de l’avenue du Prado, au Pont-Rouge. La vanne de ce dernier, aujourd’hui fermée, était peinte de couleur écarlate. Elle permettait aux capitaines de voir de loin si elle était ouverte. À la fin du XVIIe siècle, ce système de gestion du trafic faisait penser à l’ancêtre des feux tricolores. La construction du Pont-Canal et le détournement du tracé ont rendu inutilisables ces deux bras, devenus “morts”. Ces branches restent très surveillées lors des crues de l’Orb qui ont rendu nécessaire la construction du Pont-Canal. Les neuf écluses initialement en activité du côté de Fonseranes, ne furent plus que sept à fonctionner.

Source :

fr.wikipedia.org

http://www.goldlineorpaillage.fr

http://www.midilibre.fr 29.9.2021

http://www.geologica-rando.com