Place du 14 juillet

Marché non-alimentaire,Place du 14 juilet de 07.00h à 13.00h 

(Le marché non alimentaire traditionnellement installé Place du 14 juillet est déplacé Rue Stavropol)

Anciennement dit “du Champ de Mars”, grande place aujourd’hui rénovée, devant laquelle s’élève la toute récente Médiathèque André Malraux. Traditionnellement ce marché se décompose en deux parties sur 2 niveaux.

Marché avec toutes marchandises d’une part (habillement, accessoires de mode, bazar , jouets etc ) et marché à la fripe de l’autre.Un peu plus loin, se trouve le marché alimentaire, place David d’Angers et rue Monge.

Place du 14 juillet, à quelques dizaines de mètres de la maison natale, se dresse (depuis 2004) la statue de Jean Moulin. Sa silhouette bien connue entourée de clolonnes de marbre sur l’une desquelles est gravée un extrait du discours prononcé par André Malraux en 1964, lors de l’entrée du héros de la Résistance au Panthéon.

Jean Moulin est né à Béziers en 1899. Dans cette ville de l’Hérault, son père était professeur d’histoire et conseiller général radical-socialiste de l’Hérault. Une fois bâchelier, le jeune homme sera d’abord secrétaire général de Préfecture à Montpellier. Avant de devenir en 1925 le plus jeune sous-préfet de France, à Albertville en Savoie. Il poursuit sa carrière jusqu’à être nommé préfet en 1937. il est, là encore, le plus jeune préfet de France et est nommé à Rodez en 1938 puis à Chartres l’année suivante.

Sa vie, qui a fait l’objet de nombreux fims et ouvrages, est longuement et précisément racontée sur le site de l’Ordre de la Libération, jusqu’à sa fin dramatique en 1943. Reçu par De Gaulle à Londres, Jean Moulin est en effet rentré en France en 1942 avec pour mission de rallier et d’unir les mouvements de Résistance. Il doit également créer une Armée secrète en séparant le militaire du politique.

Dans le cadre de cette mission, Jean Moulin convoque les responsables de la Résistance le 21 juin 1943 à Caluire, dans la banlieue de Lyon. Mais à la suite de dénonciations, la police de sécurité allemande (SIPO-SD) menée par Klaus Barbie intervient : tous sont arrêtés et emmenés à la prison du Fort Montluc.

Jean Moulin est régulièrement interrogé et torturé, et tente de se suicider. Il ne révélera cependant aucun secret ! Dans un état déjà désespéré, c’est durant son transfert en train vers l’Allemagne qu’il décéde le 8 juillet 1943, quelque part entre Metz et Francfort… Comme le souligne le Larousse.fr : “Dans la mémoire nationale française, Jean Moulin reste la figure charismatique de la Résistance intérieure à l’Allemagne nazie.”

Jeudi 27 mai 2021. A l’issue de la cérémonie de la Résistance place du 14 juillet, la sculpture du buste de Giacomo Matteotti, député socialiste italien assassiné à Rome par le régime fasciste, a été dévoilée en présence de Robert Ménard, Maire de Béziers et Président de la Communauté d’Agglomération Béziers Méditerranée, Emmanuelle Ménard, Député de l’Hérault, Jean Alagna et les membres de l’association “Insième” de Béziers, Alessandro Giovine, consul général d’Italie à Marseille et sculpteur Olivier Delobel. La Lyre Biterroise a interprété les hymnes nationaux italien et français.

27.05.2022: Un nouveau buste de résistant place du 14 juillet

Li Wangyang, dissident chinois torturé pendant 21 ans par le régime de la Chine communiste, retrouvé pendu dans sa chambre quelques temps après sa libération. Cet homme exceptionnel a toute sa place à Béziers. La cérémonie s’est déroulée en présence du Consul de Taïwan et des enfants de l’école Riquet Renan.

Li Wangyang a commis un crime impardonnable ! Le crime de vouloir une autre Chine. Il a commis le crime de rêver à une autre société qu’une société communiste, de surveillance et de matraquage. Il en a payé le prix fort, il l’a payé de son existence.

Enfermé dans une cellule de 4m2, oui de 4m2, pendant des années, pendant 22 ans. Il en est ressorti handicapé, quasiment aveugle. Cassé, brisé, broyé, mentalement, physiquement. Pourquoi ? Parce ce qu’après le massacre de la place Tien An Men, le 4 juin 1989, cet ouvrier, ce syndicaliste a osé coller des affiches en soutien aux milliers de victimes de l’armée, du régime communiste.

Il ne pouvait admettre que, dans son pays, les chars écrasent les étudiants sur la plus grande place de Pékin. Des jeunes filles, des jeunes garçons pacifistes, sous les chenilles des tanks. Au moment où les dictatures socialistes étaient en passe de s’effondrer en Europe, il était, comme tant de jeunes Chinois, rempli d’espoir. Mais si aujourd’hui le Mur de Berlin est tombé, celui de Pékin tient encore.

En 2012, quelque temps avant de mourir, il a montré qu’il n’avait rien renié de son combat pour la liberté. Malgré 22 ans d’enfer, 22 ans d’isolement, de coups, de privations, il a eu le courage incroyable de dire que le régime communiste était condamné à terme. Et a pris pour modèle Taïwan, la Chine de la liberté. Quelle leçon ! Quel courage !

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