St.-Nazaire, la cathédrale

Adresse: 2 Impasse Baudin, 34500 Béziers

Siège épiscopal depuis 760, elle se dresse au sommet de l’acropole, dans un ensemble prestigieux : clocher, palais épiscopal, cloître, jardin des évêques, … . Plusieurs édifices se sont succédés, l’église préromane, peut-être la crypte actuelle, l’église romane de 1130, ruinée par le sac de Béziers en 1209 et dont les murs servirent de base à la cathédrale actuelle, reconstruite à la fin du XIIIème et au XIVème siècle.

Véritable emblème de Béziers, dans l’Hérault, la cathédrale Saint-Nazaire se dresse encore fièrement près des remparts romains et médiévaux de la ville antique. Visible de très loin, l’édifice a été construit sur les ruines d’une ancienne cathédrale romane incendiée lors de la croisade contre les Cathares au début du XIIIe siècle et sur les vestiges d’un temple romain. Les travaux ont duré jusqu’au XVe siècle, mais n’ont cependant pas atteint leur terme, le cloître n’ayant jamais été achevé faute de moyens financiers.

Peinture “Une vue de Béziers de 1876” achetée par la Ville lors d’enchères New-Yorkaises au prix de 2200 €.

La peinture, Béziers, de Charles Kuwasseg (1833-1904), peintre français d’origine autrichienne, était conservée dans une famille américaine depuis des décennies et c’est grâce à un heureux concours de circonstances qu’elle vient d’être acquise par la Ville de Béziers.

L’œuvre est “fantasmée” dans le sens où elle n’est pas la copie conforme de la réalité. Les arches du Pont-Vieux ne correspondent pas, il n’y a pas de presqu’île sur l’Orb et le bâti à côté du palais des Évêques ne figure pas sur la toile. En revanche, la tour de défense devant le cloître de la cathédrale, aujourd’hui disparue, est bien là. Son emplacement est aujourd’hui marqué sur le cheminement doux qui va de l’Orb au parvis de la cathédrale.

“Daté de 1876, le tableau représente une aimable vue du promontoire rocheux biterrois sur lequel sont juchés la cathédrale et son palais épiscopal attenant, décrit Céline Dumas. C’est une vue historique et fantasmée de très grande qualité de 40 cm de largeur sur 30 de hauteur. Comme beaucoup d’artistes de cette époque, Charles Kuwasseg était spécialisé dans les paysages, surtout dans les ports bretons, normands. Il semble qu’il ait fait un tour de France en passant par Béziers. Ce format permettait aux artistes de vendre plus facilement leurs tableaux pour gagner leur vie. C’était un peu comme des cartes postales.”

Vendredi 1er juillet 2022, l’Office de Tourisme vous invite à l’inauguration de la voie douce, qui relie désormais la rive droite de l’Orb au parvis de la cathédrale, via le Pont Vieux.

Ce chantier n’est pas une mince affaire. D’abord parce qu’il franchit un dénivelé de rien moins que 42 m, entre le niveau du fleuve Orb et la cathédrale ! Ensuite parce qu’il a fallu créer une faille entre deux tronçons des remparts de la ville : le premier ceinture l’ancienne prison, bâti au XIXe siècle ; l’autre, construit au XVIIe siècle, soutient le jardin des Évêques. Et entre ces « deux tranches » de remparts, les créateurs du projet ont imaginé installer un escalier et un ascenseur, afin d’accéder au parvis de St Nazaire.

Classée aux Monuments Historiques, la cathédrale Saint-Nazaire présente une tour carrée de près de cinquante mètres de hauteur surmontée d’une tourelle avec un campanile en fer et une cloche de la fin du XVIIIe siècle. Sur la partie supérieure du XVe siècle, il est possible d’admirer des colonnes dont les bases représentent des visages humains.

Les visiteurs peuvent aussi découvrir des gargouilles impressionnantes, des grilles de ferronnerie du XIVe siècle ou encore une sacristie construite sous Guillaume de Montjoie au XVe siècle.

A l’intérieur, l’édifice regorge d’œuvres à apprécier le temps d’une balade, à l’instar des six grands tableaux installés au-dessus des stalles et représentant des scènes de la vie de Moïse et de la vie de Constantin et de sa mère, sainte Hélène. Les murs sont également recouverts en partie de fresques remises en état dans les années 1910 et datant des XIVe et XVe siècles.

Le jardin des évêques

Au pied de la cathédrale, et sous le cloître, ce jardin en terrasse descend doucement vers l’Orb. On y domine tout le paysage alentour, de la Méditerranée aux collines du Minervois, en passant par le Canal du Midi. Conçu comme une de ces fameuses « broderies » dites « à la française », le jardin était un havre de paix et de sérénité, que le dernier évêque de Béziers Mgr de Nicolaï, créa peu avant la Révolution. Et légua donc aux habitants de Béziers.

D’où vient le nom du jardin des Évêques?

Béziers a connu une prestigieuse lignée d’évêques italiens, mais le lieu n’est aménagé qu’à la veille de la Révolution.

Béziers peut se targuer d’avoir eu, à partir du XVIe siècle, une longue lignée d’évêques issus de familles prestigieuses. Ils sont venus d’Italie, de Toscane précisément, et se nommaient Strozzi, Médicis ou encore Bonsi. Ils ont été nommés sous l’influence de Catherine de Médicis, nièce du pape et épouse du roi de France, Henri II.

Jardin à la française

Tous ces évêques ont résidé dans le Palais épiscopal qui jouxte, aujourd’hui encore, la cathédrale Saint-Nazaire. Ces deux édifices ont été détruits par le feu, en 1209, lors de la croisade contre les Albigeois. Ils ont été reconstruits au XIIIe et XIVe siècles. Pierre de Bonsi, dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, en fera un hôtel à la française, le corps de logis se tenant entre la cour et le jardin et les ailes étant symétriques.

Mais, il faudra attendre le dernier évêque de Béziers, Monseigneur de Nicolaï, (1771-1790), pour que le jardin soit aménagé à la française. Il s’étend au pied de la façade sud du Palais, avec deux belles grilles d’escalier. Il longe le mur de soutien du cloître. Le prélat projetait la création d’une succession de terrasses descendant jusqu’à l’Orb. Seules les deux premières ont eu le temps d’être agencées avant que la Révolution n’éclate.

En juillet 1790, la Constitution civile du clergé réglemente la gestion des lieux de culte. Monseigneur perd son titre et devient Monsieur Aymar de Nicolaï, évêque de l’Hérault.

Le chant du coq “caracaca”

Mais, il refuse de porter allégeance aux révolutionnaires et finira par fuir en Italie. À sa place, est élu Dominique Pouderous, surnommé “l’évêque des baïonnettes”, pour avoir été désigné sous la pression des hommes en armes. De plus, dans les rues de Béziers, à chacun de ses passages, les gens se mettent à imiter le chant du coq “caracaca”. Ils font ainsi référence à l’épisode de la trahison du Christ par Saint-Pierre, au jardin des Oliviers. L’apôtre n’avait réalisé son égarement qu’après avoir renié le Christ trois fois, avant le chant du coq.

Le cloître du XIVe siècle, inachevé, havre de silence et de paix, rappelle l’existence d’un corps de chanoines réguliers autour de l’Evêque. Le clocher de 46m compense sa massivité par les délicates colonnettes engagées qui l’entourent. Cet endroit permet cependant d’admirer des fragments de sarcophages tardo-antiques, et le jardin de l’Evêché, en contrebas, offre un panorama unique sur la plaine de l’Orb, les ponts de la ville ou encore les Écluses de Fonséranes.

A ses pieds, le palais épiscopal témoigne par son architecture classique de l’opulence des évêques de l’ancien régime.

Mercredi 16 septembre 2020, les travaux ont commencé concernant le projet Acropole, la liaison piétonne entre la cathédrale Saint-Nazaire et les écluses de Fonséranes, dans le secteur du lycée Henri-IV. La fin des travaux est prévue le mois d’avril 2022.

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Sources:

http://www.petitfute.com

http://www.france-voyage.com/villes-villages/beziers-11826/cathedrale-saint-nazaire

Ville de Béziers (Fb)

http://www.beziers-mediterranee.com (Monique)

http://www.midilibre.fr (Emmanuelle Boillot 31.07.2019)

http://www.tourisme-occitanie.com