Rampe des Poilus

Aussi connu comme “la Rampe de la Citadelle” ou “l’Escalier de la Citadelle”, elle est renommée “la Rampe des Poilus” en 1918 en l’hommage des soldats de la guerre 1914-1918.

La Rampe des Poilus se trouve dans le quartier Garibaldi-Gambetta, avec ses commerces quasiment toujours ouverts et ses résidents caractérisées par leur diversités multiculturelles qui vivent beaucoup dans la rue.

Les poilus désignent les soldats français de la Première Guerre Mondiale (1914-1918), c’est ainsi un surnom. Leurs caractéristiques est qu’ils vivaient dans les tranchées. Le soldat poilu est spécifiquement un soldat français de la Première Guerre Mondiale et non de la Deuxième.

Un poilu est aussi un surnom de l’époque pour les personnes qui étaient courageuses, téméraires et virils. Les hommes poilus étaient appelés ainsi notamment dans le langage familier. Selon l’écrivain Albert Dauzat un homme poilu était justement un homme qui n’avait pas un poil dans la main mais un homme qui avait de la barbe, un atout selon lui de l’homme viril.

Existe-t-il des “poilues”, c’est-à-dire des françaises “poilues”?

On dit souvent que la Guerre et l’Armée sont des affaires d’hommes, perçues comme des activités essentiellement masculines. Toutefois, comme nos livres d’Histoire nous l’ont indiqué, la particularité de la Première Guerre mondiale est qu’elle était totale. Donc toute la société participait à cette guerre, les femmes comprises. Il existait donc des françaises “poilues”, appelées “les poilues de l’arrière” qui n’étaient pas dans les tranchées mais qui se situaient à l’arrière du champs de bataille.

Mais d’où vient le surnom des poilus?

Il y a plusieurs explications du pourquoi on a appelé les soldats de la guerre 14-18 les poilus.

La première possibilité est puisqu’ils les soldats français vivaient dans les tranchées, ils ne se rasaient pas la barbe ni la moustache. Lorsqu’ils revenaient à l’arrière ils paraissaient alors très poilus pour la société civile. La première raison des poilus de 14-18 serait alors pour une question d’hygiène et d’esthétique. Toutefois, cette version ne peut être vrai que pour les premières années de la guerre. En effet, entre 1915 et 1918, le soldat poilu a dû se raser la barbe et la moustache puisque les gaz délivraient par l’armée française et l’armée allemande obligeaient le poilu à porter un masque à gaz. Les poils étaient ainsi contraignant voire pouvaient être dangereux si l’on portait ce type de masque.

La deuxième possibilité, qui est ainsi la vrai raison, est que comme dit précédemment, les hommes poilus symbolisaient les hommes virils, courageux et téméraires, comme pouvait l’être les poilus dans les tranchées. Ce mot de l’argot militaire français a été employé bien avant la Première Guerre Mondiale. En effet, le surnom provient d’une vieille expression française “un brave à trois poils” (que l’on peut admirer dans les pièces de Molière) qui a proliférer d’autres expressions familières comme “avoir du poil au ventre” ou “avoir du poil aux yeux”. L’origine du surnom des poilus provient ainsi des guerres Napoléoniennes du début du XIXème siècle, où les soldats de l’Armée françaises étaient appelés tout simplement “les hommes”, le poilu étant alors un symbole de virilité.

Les poilus de Verdun

Verdun a été l’une des batailles les plus meurtrières de la Première Guerre Mondiale, avec plus de 700 000 victimes. La bataille s’est déroulée du 21 Février au 18 Décembre 1916. Les poilus de Verdun ont été en première ligne, subissant de plein fouet les attaques de l’Armée allemande. Un des témoignages de poilus de Verdun :

Nuit du 25 février 1916, prise du fort de Douaumont par les Allemands. Témoignage de J.-P., lieutenant au 95e R.I.

“Vous devez tenir coûte que coûte, ne reculer à aucun prix et vous faire tuer jusqu’au dernier plutôt que de céder un pouce de terrain. “
“Comme ça, disent les hommes, on est fixé.” C’est la deuxième nuit que nous allons passer sans sommeil. En même temps que l’obscurité, le froid tombe. Nos pieds sont des blocs de glace. Encore avons-nous la chance, à la compagnie, que notre tranchée soit à peu près sèche.

Des hommes du 1er bataillon occupent, à notre droite, une tranchée étroite où ils ont de l’eau jusqu’à mi-jambes : “L’eau gelait autour de nos jambes, devait me dire plus tard l’un de ces hommes, Giraud, et chaque fois que nous voulions lever le pied, il nous fallait briser une enveloppe de glace. “
Les hommes qui n’ont pas à monter la garde s’assoient dans la tranchée tapissée de boue et y dorment d’un sommeil lourd, la toile de tente rabattue par-dessus la tête.

Je n’ai jamais, je le crois bien, éprouvé l’amertume de la guerre autant que cette nuit-là. La faim, la soif, le froid, l’insomnie, l’incertitude…”

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Sources:

https://education.toutcomment.com

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/temoignage800.htm

https://mybeziers.fr