Cap d’Agde (25 km)

→ voir aussi plages naturistes

Situé au bord de la mer Méditerranée, le Cap d’Agde est une station balnéaire réputée de la ville d’Agde dans l’Hérault. Construite au pied d’un ancien volcan (le mont Saint-Loup), la station balnéaire fut développée à partir des années 1970, alors même qu’il s’agissait d’une zone dénudée, sans urbanisation ni d’activité humaine.

La création de la station du Cap d’Agde par délibération du Conseil Municipal d’Agde (octobre 1963), s’inscrivait dans le cadre de l’aménagement du littoral dont la mission était de faire du Languedoc-Roussillon, une région de vacances.

Port-Camargue, la Grande-Motte, Gruissan, Port Leucate, Port Barcarès, Saint Cyprien et la plus grande d’entres elles, le Cap d’Agde sortent de terre.

Au Cap d’Agde, les travaux débutent en 1969 : la station s’organise peu à peu en amphithéâtre autour du port de plaisance, avant de se développer sur sa partie Est puis vers sa partie Ouest, à partir des années 1980. La dernière phase sera réalisée en 1990 avec le mail de Rochelongue.

Le développement de la station du Cap d’Agde a fait de la ville d’Agde une des premières communes touristiques françaises mais au début des annnées 2000, le constat est là : le coeur de station est vieillissante et demande une requalification.

Une remise en question constante est nécessaire afin de garder toute l’attractivité de la première station balnéaire d’Europe. C’est dans cet état d’esprit que des travaux de requalification du Centre Port sont engagés à partir de 2010.

Le projet repose essentiellement sur :

  • un traitement qualitatif des quais : nouveau revêtement, élargissement du quai Jean Miquel
  • la création d’un espace de vie et d’animation sur la place de l’Ancienne Douane
  • mise en scène du Port grâce à un «Plan Lumière»
  • des mesures d’accompagnement pour renforcer les liens avec les quartiers environnants

Bureau d’Information d’Agde

Adresse 1: Place de la Belle-Agathoise – 34300 Agde

Adresse 2: 1 RdPt Bon Accueil – 34300 Le Cap d’Agde

Tél.: 04 67 01 04 04

Aéroport Béziers-Cap d’Agde: à 23 min. (19 km)

Autrefois appelée « Agathé Tyché » (la Bonne Fortune), la cité d’Agde se situe à la jonction du Canal du Midi, du fleuve Hérault et de la mer méditerranée. Ancien comptoir d’échange, cette cité construite avec la pierre volcanique du mont Saint-Loup a prospéré au fil des siècles grâce au commerce maritime. Elle est une des plus anciennes villes de France, riche de milliers d’années d’histoire. Des ruelles commerçantes aux couleurs chatoyantes et des ateliers d’artistes animent le cœur de ville d’origine antique. Incontestablement, Agde est une cité de caractère à l’accent du sud, à visiter absolument !

De son histoire née de la mer, Agde garde une tradition d’accueil et d’échange et un riche patrimoine historique à découvrir entre terre et mer. Tournée vers le futur et l’horizon, Agde est devenue avec Le Cap d’Agde, Le Grau d’Agde et La Tamarissière un haut lieu du tourisme international. Mais plus encore qu’un site touristique, c’est tout un concept qui a surgi, une nouvelle façon de vivre : Agde l’Antique a plongé dans la modernité.

La dynamique de développement culturel au présent se traduit notamment par le soutien de la création artistique, avec le Site des Métiers d’Art qui favorise l’implantation d’ateliers d’artistes dans la cité historique, et la connaissance de l’histoire par la poursuite des recherches archéologiques, car les découvertes récentes attestent que Agde possède de véritables trésors sous terre et dans les eaux.

Au début des années 1950, deux frères, René et Paul Oltra travaillent la vigne de leurs parents en bordure de mer près de la petite ville d’Agde. Le soir, ils aiment aller se baigner nus et remarquent que de plus en plus de baigneurs, notamment des allemands, font de même. Les deux frères ont alors l’idée de créer un camping naturiste qui verra le jour en 1954. Le plus grande centre naturiste d’Europe vient de naître… 

Du petit camping naturiste des années 1950 des frères Oltra, au village d’aujourd’hui, eldorado des libertins, l’histoire d’une mutation sans équivalent s’est écrite dans ce lieu.  

Si l’esprit naturiste hérité des années 1970 se revendique différent de l’esprit libertin actuel, un mot revient toujours et fait l’unanimité dans les deux univers : le mot “liberté”. 

Cinquante-ans plus tard, la population est de 27 681 habitants (2016), mais en raison de l’affluence touristique, celle-ci peut atteindre plus de 200 000 habitants lors de la saison estivale, faisant temporairement d’Agde (Grau d’Agde, Agde et Cap d’Agde) l’une des cinq plus grandes ville de la région Occitanie. (-> plages naturistes)

Blague: Comment appelle-t-on une femme qui sait retrouver son mari tous les soirs? Réponse: Une veuve.

A voir

Les restaurants et la gastronomie méditerranéenne

Aqualand Cap d’Agde : premier parc aquatique d’Europe

L’aquarium de Cap d’Agde

  • Adresse: 11 rue des 2 frères – 34300 Agde
  • Tél.: 04 67 26 14 21

La cité grecque d’Agde

Le Fort de Brescou

Brescou … c’est la petite île au large du Cap d’Agde. Son nom était à l’origine “Blâscon” que l’on pourrait faire dériver de la racine Phénicienne “Balagon” signifiant “dévoré”, “englouti”, “consumé par le feu”.

L’île de Brescou, d’origine volcanique, est la seule île de la côte languedocienne. Elle se trouve à 1,5 km au large du Cap d’Agde. L’Office de Tourisme vous propose de revenir sur l’histoire du fort érigé en 1586. Sur ordre du Cardinal de Richelieu, il devait faire partie d’un grand port militaire et de commerce. Les travaux démarrèrent avec l’actuelle jetée Richelieu. Ce projet est abandonné à sa mort et le fort de Brescou devint une prison jusqu’en 1852.

Sa situation géographique, son environnement et son architecture en font un lieu emblématique et historique de la ville d’Agde, propriétaire du monument depuis 2009.

Le fort, surmonté d’un fanal bâti à la fin du XVIe siècle et d’un phare construit en 1836, n’est pas ouvert au public pour des raisons de sécurité. Il est en cours de restauration. Les travaux entrepris par la ville d’Agde se déroulent en deux phases : une première phase de travaux de conservation et une seconde phase de mise en conformité destinée à sa réouverture.

Les Brescoudos

Les Brescoudos est un rassemblement de motos type Harley Davidson et Goldwin. Il tient son nom du Fort Brescou au Cap d’agde, endroit où est né en 1990 ce mouvement de motards, passionnés de 2 roues. Au nombre de 7 à l’apparition du mouvement, le club des brescoudos rassemble aujourd’hui des milliers de bikers tous plus originaux les uns que les autres.

Comme chaque année, les passionnés de motos se retrouvent pour une semaine de fête rock and roll au Cap d’Agde. Plusieurs balades sont également prévues. Mais la majeure partie de cet exceptionnel évènement se déroule au Cap d’Agde.

Il n’en fallait pas plus à une poignée de potes pour donner un nom identitaire à ce qui est né en plein centre port comme « club Harley Davidson du Cap d’Agde ».

On est à la fin des années 80, tout début des années 90, et l’équipée décide de faire une grillade de l’autre coté de l’étang de Thau, le plus grand de la région.
7500 hectares et une petite soixantaine de kilomètres pour en faire le tour…
Un étang bordé par Sète, Marseillan, Mèze, Balaruc et Bouzigues, le long de la Méditerranée. A quelques tours de roue de ce temple de l’huître entre plage et garrigue, Agde et son cap, une ville Grecque, cité Phocéenne chargée de 2600 ans d’histoire devenue première station touristique Française en moins de 40 ans.

La grillade a eu lieu, super journée réunissant une quinzaine de bécanes, Harley, Gold Wing, Trikes  et quelques « japs ». Elle a fait naître sans le savoir une semaine de balades dans l’Hérault et l’Aude, au cœur du Languedoc, ses plages, ses traditions et son vignoble.

Rapidement, la grillade est devenue week-end, puis « petite » semaine. 3, 4, 5 ,6 jours, et depuis 20 ans, les organisateurs concoctent ce qui s’appelle la Brescoudos Bike Week. Plus de 500 bornes de bonheur en 8 jours dans des décors de cinéma, encadré dans des convois sécurisés avec des étapes bucoliques dans des villes et villages accueillants et typiques.

La grillade est toujours là, mais pour plusieurs centaines de motards. Et se sont ajoutés des petits déjeuners, plateaux repas, paellas, macaronade, chilis, bœuf à la broche et bien d’autres réjouissances sentant bon la fête et les bons moments.
Marchés et stands itinérants, concerts dans les villes étapes et aux arènes du Cap d’Agde, invitation permanente chaque jour du rassemblement sur les toboggans d’Aqualand, assistance mécanique et technique dans les convois assurée par Macadam Moto, bénédiction par le père Guy Gilbert…Tout cela, bien sur, exclusivement offert aux motards qui s’inscrivent à la bike week. (Paul Eric Laures – http://www.brescoudos.com)

Croisière sur les eaux calmes du Canal du Midi

Les activités nautiques

Le Musée de l’Éphèbe et d’archéologie sous-marine

Adresse :

Avenue des Hallebardes – 34300 Cap d’Agde

Tél. : 04 67 94 69 60

La réserve africaine de Sigean

Adresse: Hameau du Lac – 11130 Sigean

Tél.: 04 68 48 20 20

  • Nombre d’animaux: 3 800
  • Nombre d’espèces: 160

Le village médiéval Saint-Guilhem-Le-Désert

L’ histoire de Cap d’Agde

Début des années 1950. Le site de Cap d’Agde n’est qu’un marais aux abords du fleuve Hérault, séparé de la mer par des larges plages de sable au pied de l’ancien volcan du Mont Saint-Loup. Seules quelques maisons sont visible dans cette zone rocheuse.

Les vignerons Paul et René Oltra obtiennent en 1954, en plein crise viticole, l’autorisation à la création d’un camping. Á ce moment, sur le site de Cap d’Agde, aucune station balnéaire n’existe. En 1956, le Camping Hélio Marin Oltra frères ouvre ses portes. Les deux frères, âgés de 31 et 36 ans, rencontrent beauoup de difficultés.

Louis Valière,à ce moment le maire d’Agde, appuie leur demande d’ouverture d’un camping naturiste. Ensuite, chacque année la clientèle devient de plus en plus nombreux. Le “Centre Hélio Marin Oltra Frères” se développe. Le village devient un endroit très convivial pour des touristes dites “esprit libre et ouvert”.

Le Cap d’Agde est né en 1963, de la décision de l’Etat de développer l’aménagement touristique du littoral méditerranéen, la Mission Racine est dirigée par Monsieur Pierre Racine.

La première opération lancée est celle de la démoustication, une priorité absolue. La deuxième opération est celle des grands travaux, combler les terrains marécageux, creuser le port, construire des routes, amener l’eau et l’électricité et installer un réseau d’assainissement.

On pense aux loisirs, on construit des courts de tennis, des mini-golfs, des discothèques, des parcs d’attraction. Les responsables de la mission interministérielle développent les installations collectives pour attirer le plus grand nombre de touristes : centres de vacances des PTT, de l’EDF, de la SNCF,  des villages de vacances, colonies de vacances, campings.

Une attention particulière est  portée à l’environnement en liaison avec l’Office national des forêts. Les efforts portent dans trois directions: créer des espaces verts dans la station, reboiser et distribuer gratuitement des centaines de milliers de plants aux particuliers.

Enfin en juin 1969, pendant une réunion majeure avec Pierre Brousse, sénateur maire de Béziers et Jean Lecouteur, architecte et chef de la future station, on déploie le projet final du Cap d’Agde et son village naturiste.

C’est l’architect François Lopez, collaborateur de Jean Lecouteur, qui a exécuté le plan du village naturiste “Port Ambonne” réalisé en 1971. Le nom “Héliopolis” date de 1975.

Le marché immobilier se développe, la fréquentation touristique est en constante augmentation. La station du Cap d’Agde commence à vibrer. 

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Hommage à Henri BERAIL

Le premier père du Cap d’Agde s’en est allé.

Le père Henri BERAIL, initiateur de la Paroisse Catholique du littoral Agathois, est décédé d’une longue maladie à 86 ans ce Samedi 18 décembre 2021. Il fût le premier prêtre du Cap d’Agde et donna une âme à notre station touristique où il célébra la première messe en plein air en juillet 1973.C’était un prêtre comme Pagnol les aimait. Le visage rond, l’œil malicieux, la voix où chante le soleil, le goût de l’anecdote. À la malice du calembour, il associait volontiers l’art de la répartie.

Né le 10 février 1935, à Villeneuve-les-Béziers. Il étudie à Montpellier au petit séminaire Saint Roch, puis entre au grand séminaire en 1951, où il reste jusqu’en 1959. Devenu entre-temps infirmier colonial, Henry sert à l’hôpital militaire de Paris, entre 1956 et 1957. Il y soigne les Vietnamiens arrivés de Diên Biên Phu. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1959, à la cathédrale de Montpellier par l’Évêque Monseigneur TOURREL. Celui-ci l’enverra à Saint-Fulcran de Lodève durant 3 ans. Puis de 1963 à 1969, il sera curé rural dans le Minervois. Il confia un jour, qu’il célébrait l’office au Muscat de Saint jean de Minervois.

Fin 1969 il part en mission au Cap d’Agde pour y bâtir une communauté, n’hésitant pas à visiter les premières discothèques pour évangéliser la jeunesse capagathoise. En 1970, Henry BERAIL édifie l’autel d’une modeste chapelle juchée sur la colline de la Désirade à côté du premier centre d’information de la SEBLI. C’est de cette colline tournée face à la mer qu’il prêchait pour ses ouailles avec les mots simples et enjoués des conteurs du Languedoc.

En Janvier 1974, le Cap d’Agde ne compte guère plus de 300 habitants à l’année. Henry BERAIL y célèbre son premier mariage Capagathois: Celui de Robert RICARD fils de Julien RICARD le dernier gardien du phare de Brescou. Une union qui fut suivie d’autres pionniers tels que Françis et Françoise COUZINIE.

L’abbé BERAIL était une sorte de baladin de la foi qui séduisait au-delà de sa paroisse et même de sa confession. Frère de tous et de chacun il côtoyait toutes les communautés. Quelques photos illustrant cet article témoignent de sa participation à la commémoration de la médaille des justes honorés à Agde et de la plantation par Henri BERAIL de l’arbre des justes à Jérusalem. 

Ami de Sam BOUADANA ou du célèbre CHOUCHOU il n’était pas rare de les voir deviser et partager ensemble sur la terrasse du Pacha. Sa jovialité et sa discrétion, son humanisme et sa gentillesse naturelle ont vite fait de lui un personnage à part entière de la vie de la station. Il fut le premier curé à enfourcher une Harley-Davidson pour procéder au baptême des milliers de participants du rassemblement des « Brescoudos ».

Durant 10 ans, il sera un curé nomade sans église, logeant au presbytère du Grau d’Agde. Il y fonde le Comité du littoral Agathois, dont il sera le prêtre de décembre 1969 à juin 1998, durant 29 années.

Au Cap d’Agde, il œuvrera sans relâche pour qu’un lieu de culte puisse être édifié.
Proche de Jean MIQUEL l’aménageur de la station, de Pierre LEROY BEAULIEU, Maire d’Agde jusqu’en 1989, il fédère les pionniers de toutes confessions pour parvenir à ses fins. La première pierre de l’église du Cap d’Agde sera posée en 1978 suivie de l’inauguration qui aura lieu en 1979.L’abbé BERAIL eut le libre choix pour désigner le nom du Saint patron de l’église. Il choisit un Saint dont le prénom pouvait se fêter en période estivale. En 1964, le pape Paul VI avait désigné Saint-Benoit comme patron de l’Europe. Saint Benoit étant fêté le 11 juillet, et l’église, destinée à recevoir toutes les nationalités en vacances au Cap d’Agde, Henry BERAIL avait trouvé le Saint patron de son église: Ce sera SAINT BENOIT. Pour la petite histoire, Henry BERAIL a fait faire sa communion solennelle au père Yannick CASAJUS, et a participé, pendant sa retraite, à son orientation vers son sacerdoce.

En juillet 1998, c’est un déchirement pour Henri qui se voit confier la responsabilité de la Grande-Motte durant 3 ans avant de rejoindre aux débuts des années 2000 le diocèse de Montpellier. En Octobre 1998, quelques mois après son départ à la Grande Motte il nous fit l’amitié de concélébrer avec le père ASTRUC un dernier mariage au Cap d’Agde celui de mon épouse Florence et de votre serviteur.

Les Capagathois pleurent aujourd’hui le départ de cet homme consensuel qui au-delà de toutes confessions avait su réunir les hommes au-delà de leurs croyances respectives.
C’est un homme d’église qui a disparu pour les paroissiens, mais c’est aussi un homme de cœur qui manque aujourd’hui à tous les agathois et plus particulièrement aux Capagathois attachés à leur église … Pardon, à son église : L’église Saint Benoit du Cap d’Agde.

Adieu Henry.

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