Caserne St.-Jacques

Adresse : Rampe du 96ème RI – 34500 Béziers

Horaires et jours d’ouverture du service :

du lundi au vendredi, de 8h00 à 12 h00 et de 13h30 à 17h30

Bâtiment militaire

En 1695, Louis XIV décide par ordonnance qu’il fallait construire une caserne dans la place forte de Béziers. Un lieu stratégique à l’heure des guerres contre l’Espagne et les Pays-Bas. Elle sera construite en trois ans à côté de l’église Saint-Jacques.

‘Avant, les soldats étaient logés chez l’habitant et cela engendrait beaucoup de problèmes’, explique Anaïs Jacotet, directrice des archives municipales.

Aujourd’hui, la caserne abrite des services municipaux et est ouverte au public pour des visites.

Coronavirus : le centre de vaccination transféré de la caserne Saint-Jacques à Zinga Zanga

13.1.2021 Le service communal de santé de la caserne Saint-Jacques (43, avenue de la Marne) assurait jusqu’à présent la vaccination contre le Covid-19.

À partir du 18 janvier, le service de vaccination de la caserne Saint-Jacques est transféré à la salle Zinga-Zanga”, annonce l’adjointe au maire, Bénédicte Firmin. “Car les trois salles de Saint-Jacques ne sont pas suffisantes pour une vaccination de masse, sachant que Béziers compte 9 000 personnes de plus de 75 ans, l’Agglo 13 000, la grande majorité vivant à domicile. De plus, s’y garer est facile.” 

D’abord pour l’Agglo

Le centre sera ouvert, dans un premier temps, à tous les habitants de l’Agglo. Il fonctionnera avec le personnel de la caserne “et des renforts de médecins retraités volontaires, libéraux et des infirmiers. Mais la situation étant évolutive, rien n’est figé, il faut et faudra s’adapter au fur et à mesure. Peut-être même, si nécessaire, ouvrir un second centre au palais des congrès. La plateforme pour les prises de rendez-vous est en cours d’élaboration. Nous communiquerons dans les jours qui viennent les contacts”.

Déménagement des archives de Béziers : la mémoire, enfin préservée des outrages

31.3.2022 Les archives municipales déménagent de l’hôtel du Lac à la caserne Saint-Jacques. Un nouveau souffle pour ce service, souvent méconnu des Biterrois et parfois mis à mal.

“Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir” écrivait Ferdinand Foch. Et sa mémoire, Béziers l’a parfois mise à mal. Aux archives municipales, situées hôtel du Lac, des documents allant jusqu’au XIIe siècle étaient dans des conditions de conservation hors normes.

Longtemps, les municipalités successives ont eu pour projet de construire un lieu adapté. Mais au vu du budget prévisionnel, les archives n’ont pas été la priorité.

Des salles trop chaudes, trop humides

Finalement, un investissement municipal de 1 200 000 € a permis le déménagement les documents de l’hôtel du Lac à la caserne Saint-Jacques, lundi 28 mars. “C’était absolument nécessaire, déclare Élisabeth Pissarro, première adjointe chargée de la culture et du patrimoine. C’est évident que nous ne pouvions plus continuer l’archivage dans des salles trop chaudes, trop humides.”

Le nouveau bâtiment sera conforme aux normes édictées par le Service interministériel des archives de France. Trois salles augmenteront la capacité de conservation de 1 000 mètres linéaires d’étagères à 4 000 mètres. “On se donne de l’oxygène pour l’avenir”, précise l’adjointe au maire.

De nombreux projets en magasin

Le 24 mai 2022, les archives municipales ouvriront leurs portes dans le nouveau bâtiment, place des Casernes. À côté du musée du Biterrois et non loin des arènes romaines, ce pôle culturel “est une véritable opportunité, affirme Anaïs Jacotet-Navarro. Il va redynamiser le quartier”.

Des conférences, lectures d’archives et même un Escape Game (jeu d’évasion) seront prévues tout au long de l’année. Dans une grande salle voûtée, des spots inclinables permettront également de mettre en valeur des documents exposés.

“Jamais plus de trois mois, pour ne pas les abîmer” précise la directrice. L’archiviste, aidée d’agents municipaux, a plein de projets. “J’ai à cœur de développer notre offre auprès du jeune public”, annonce-telle.

Elle espère pouvoir faire découvrir le métier, tant méconnu, d’archiviste et pourquoi pas, susciter une vocation chez les enfants. “C’est un métier citoyen, nous sommes là pour offrir du savoir.”

Derrière les dorures

Les moulures et les peintures de l’hôtel du Lac ne manqueront que peu au personnel des archives. Aussi charmante que vétuste, cette ancienne habitation du XVIIIe n’a pas été conçue pour un tel usage. Au premier étage, près de 700 kg de livres par pièce se sont entassés au fil des ans, créant une véritable surcharge. Dans ces salles, impossible de contrôler la température. “Quand il fait chaud, il fait très chaud”, lance Anaïs Jacotet-Navarro, directrice des Archives municipales de Béziers.

Or, pour la bonne conservation des documents, une pièce doit faire en permanence entre 18 et 20°. Infiltration d’eau, fuite de mazout, infestation de moisissure et d’insectes ont parfois eu raison de certaines pièces archivées. “Autant, lorsqu’il y a des insectes sur un document, nous pouvons agir rapidement, autant lorsqu’il y a de la moisissure, la prolifération est très rapide” explique Anaïs Jacotet-Navarro. Trois mille articles font actuellement l’objet d’une décontamination.

Une nouvelle page

Dans le nouveau bâtiment, fini les nombreuses clés et les portes à moitié fermées. Tout sera plus simple. Les trois magasins d’archives seront au rez-de-chaussée afin de faciliter la conduite d’un chariot. Des étagères “ultramodernes”, selon les mots d’Anaïs Jacotet-Navarro, accueilleront les trésors des collections. De la chronique racontant l’attaque du prince Noir aux souvenirs de la peste, les nouveaux locaux des archives garderont en lieu sûr la riche mémoire de Béziers.

Ils n’auront d’ailleurs pas pour seule mission de conserver des documents. L’objectif est également de pouvoir en accueillir de nouveaux, notamment grâce aux dons des particuliers. De plus, les deux salles de lecture et la salle d’exposition faciliteront la venue de groupes scolaires et de visiteurs. Ce nouveau lieu permettra ainsi, à l’avenir, à tous les Biterrois, de renouer avec certaines pages de leur passé.

Un lieu de mémoire ouvert à tous

Peu de gens le savent mais les archives de la ville sont ouvertes à tous, gratuitement, sur inscription. Elles accueillent chercheurs, enseignants, étudiants mais aussi toute sorte de curieux.

L’objectif de ce déménagement à la caserne Saint-Jacques est aussi de mieux les faire découvrir. “Beaucoup pensent qu’ils ne peuvent pas venir ” explique Anaïs Jacotet-Navarro. Or, il n’est pas nécessaire de connaître l’ancien français, les équipes sont là pour faire un travail de médiation. “Les archives appartiennent à tous les Biterrois, il est important qu’ils se les approprient” déclare sa directrice.

Une nouvelle vie pour la place Saint-Jacques et le parvis du musée

26.11.2021 La première phase du chantier de renouvellement urbain réalisé par la Ville est en cours. Elle devrait se terminer à la fin du mois de janvier.

Dans le cadre du NPNRU (nouveau programme national de renouvellement urbain) qui prévoit la transformation des quartiers prioritaires de la politique de la Ville, des travaux sont réalisés sur Saint-Jacques, au cœur du vieux Béziers.

Un parking de 18 places

“Il s’agit de la première phase”, précise Fabien Coronas, directeur du service voirie de la Ville. Celle-ci comprend la réfection du square Maximilien-Robespierre, soit le parvis du Musée du Biterrois (le bâtiment va plus tard accueillir les réserves muséales), et de la place Saint-Jacques.

Devant le musée, c’est un parking de 18 places (dont une pour les véhicules des personnes à mobilité réduite) qui est en train de voir le jour. L’ancienne aire de jeux pour enfants est conservée, les arbres aussi. “L’idée, c’est de dégager la façade du musée, mettre en valeur ce patrimoine. Ces travaux nous ont aussi permis de traiter l’étanchéité de la façade.” Plus haut, la place Saint-Jacques reste une place d’agrément dont pourront profiter riverains et touristes.

“Nous travaillons sur l’esthétique du site”

Comme pour le parvis du musée, les arbres sont conservés. “Nous travaillons sur l’esthétique du site. Le pourtour sera recouvert de béton bouchardé, le même que celui que nous avons utilisé pour la place David-d’Angers. Le cœur de la place, lui, sera en “stabilisé” (terre), et les murets rejointés.”

Le petit parking en épis, à l’extérieur, reste en place. Par ailleurs, le mur de soutènement, sur la partie haute de la Rampe du 96e Régiment d’Infanterie, a été démoli en partie, “ce qui permet d’avoir une vue dégagée sur la place, et apporte aussi plus de sécurité aux parents qui viennent chercher leurs enfants scolarisés dans les écoles Gaveau-Macé et Carnot.”

Fin des travaux en janvier

La fin des travaux est prévue en janvier. Coût de l’opération : 800 000 € hors taxes. Une deuxième phase suivra : la requalification de l’îlot plus loin, entre la rue de la Tible et le boulevard Jean-Macé.

Christiane Camberlin, figure de Saint-Jacques, est décédée le 29.1.2023

02/02/2023 La famille de Christiane Camberlin avait acheté la maison en 1946 sur la place des Casernes dans le quartier Saint-Jacques. Et la Biterroise a vécu là jusqu’à son décès survenu dimanche 29 janvier. Elle avait 89 ans.

Mémoire du quartier, elle avait connu la caserne occupée par les sapeurs-pompiers et se souvenait de cette période pleine de vie avec bonheur.

Comité de quartier

Bien plus tard, elle s’est impliquée au sein de l’association “Saint-Jacques prend ses quartiers” qui s’occupait d’animer la place de l’église et tenait même un local ouvert rue des Anciennes-Arènes.

Là, il faisait bon venir boire un café, discuter, échanger des livres.

Après la disparition de l’association, Christiane Camberlin a rejoint le conseil d’administration du comité de quartier Saint-Nazaire, Saint-Celse et Saint-Jacques.

Ses membres ont tenu à lui rendre hommage à travers ces quelques lignes : “Pilier actif, discrète et silencieuse mais présente et généreuse, elle se démenait sans compter. Samedi 22 janvier, elle participait avec le groupe du comité de quartier au repas des rois au Tuto Mondo place du forum. À chaque occasion elle répondait présente. Une de plus qui nous quitte, un peu de l’âme du quartier qui s’en va.”

Les obsèques de Christiane Camberlin ont lieu en la cathédrale Saint-Nazaire, vendredi 3 février 2023 à 9 h 30, suivies de l’inhumation au cimetière Neuf, à 10 h.

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Source :

http://www.midilibre.fr (2.2.2023 – Rudy Degardin 31.3.2022 – Antonia Jimenez 26.11.2021 – 13.1.2021)