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Tribunal Judiciaire de Béziers
Addresse : 93 avenue Président Wilson – 34500 Béziers
Tél : 04.30.17.34.00
Horaires d’ouverture au public : Du lundi au vendredi de 8 h 15 – 12 h 15 et de 13 h 30 – 16 h 30

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Huit nouveaux magistrats installés au tribunal judiciaire de Béziers

Le tribunal judiciaire de Béziers est présidé par Jean-Bastien Risson
Midi Libre – Antonia Jimenez
7.9.2023 – L’audience solennelle d’installation des nouveaux magistrats du siège et du parquet de Béziers a eu lieu jeudi 7 septembre.
Le tribunal judiciaire de Béziers a procédé, jeudi 7 septembre, à sa traditionnelle audience solennelle d’installation de ses nouveaux magistrats. Soit, avec six magistrats du siège, deux du parquet, deux greffières, et quatre adjoints administratifs (lire ci-dessous), comme l’a précisé le président, Jean-Bastien Risson, dans son allocution introductive, un renouvellement de “quasiment le quart des magistrats de la juridiction, tant du siège que du parquet.”
Avant l’entrée en salle des impétrants, le président a salué tous les présents, dont de très nombreuses personnalités représentant diverses institutions – héraultaises et locales – politiques, judiciaires, de sécurité et civile. Entre autres : préfecture, sous-préfecture, chambre de la cour d’appel de Montpellier, parlementaires, Département, Ville de Béziers, Assemblée nationale, gendarmerie, polices – municipale, nationale et judiciaire -SPIP, conseil des prud’hommes, tribunal de commerce…
Allocutions, remerciements, réflexions
Jean-Bastien Risson a ensuite axé son propos sur les moyens de la Justice, ainsi que l’État de droit à travers les relations police/justice.
Le procureur Raphaël Balland a ensuite pris la parole, pour, à travers les remerciements à chaque personnalité présente, mettre en exergue leur actualité, le travail accompli, les projets, ses souhaits…
Il a, par exemple, salué la toute nouvelle directrice départementale de la sécurité publique de l’Hérault, et donc future directrice départementale de la police nationale, Marjorie Ghizoli.
Puis, Raphaël Balland a présenté le parcours des nouveaux magistrats, pour finir par livrer quelques réflexions personnelles sur la notion d’autorité. Il a terminé par sa réquisition au président, afin qu’il soit procédé à l’installation des magistrats cités.
Le président a repris la parole, s’associant aux propos du procureur, présentant les divers services concernés par les installations : instruction, contentieux de la protection, civil, affaires familiales, tribunal pour enfants, pénal.
Après lecture des décrets de nominations, le tribunal a acté les installations.
Les nouveaux magistrats et greffiers
Ont été installées dans leurs fonctions de vice-présidentes, au siège : Florence Cot, Sandra Gall-Materat, Julie Ludger, Estelle Devoto (vice-présidente chargée de l’instruction), Armelle Adam et Héloïse Hebles (chargées des contentieux de la protection) ; au parquet, David Durand, procureur de la République adjoint, et Amélie Robin, substitut du procureur ; au greffe, Cécile Caillet et Marlène Laugier.
Envie de donner votre avis ? (3 commentaires)
- Jacques42 : Ils se regardent le nombril, se croient des cadors, mais ils sont injustes, lents et incompétents.
- Mioje34 : Ils peuvent mettre autant de magistrats qu’ils veulent. S’ils adhérent à un quelconque syndicat de la magistrature, ils n’auront aucune efficacité.
- lo Besierenc : C’est mal connaître les organisations syndicales qui agissent conformément à leur objet, que de leur imputer un manque d efficacité des magistrats, ce sont plutôt les magistrats qui restent isolés dans leurs problèmes professionnels qui entravent le nécessaire gain d efficacité … .
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Béziers : la cité judiciaire inaugurée par le Garde des Sceaux

Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, à l’écoute du personnel de la cité judiciaire de Béziers (Photo Pierre Saliba)
2.9.2016 – Jean-Jacques Urvoas a été accueilli à Béziers, ce jeudi, au palais de justice qui a ouvert ses portes en juillet.
À l’occasion d’un déplacement dans l’Hérault, Jean-Jacques Urvoas, Garde des Sceaux, a inauguré la nouvelle cité judiciaire de Béziers, ce jeudi 1er septembre. Il en a aussi profité pour rencontrer l’ensemble des 153 personnels qui œuvrent sur place. Construite dans le quartier de l’Hours, la cité judiciaire n’est plus le tribunal que les Biterrois ont connu pendant des années, place de la Révolution. Le nouveau bâtiment abrite désormais le tribunal de grande instance, celui d’instance, les prud’hommes, et le tribunal de commerce.
Améliorer conditions de travail et d’acceuil du public
“Le nouveau bâtiment que j’inaugure, aujourd’hui, met en œuvre les nouveaux principes de l’architecture judiciaire, permettant une amélioration des conditions de travail du personnel et d’accueil du public. Et si je viens à Béziers l’inaugurer, c’est à la demande du député Élie Aboud qui m’a interpellé, il y a quelque temps, lors de questions au gouvernement”, a insisté le ministre de la Justice. En ajoutant que “le palais de justice de Béziers conjugue désormais symbolique architecturale et transparence, évocation d’une justice stable et proche des citoyens. On y a une architecture simple accessible et apaisante. On rompt ainsi avec une tradition de bâtiments monumentaux. Ici, nous ne sommes plus à l’époque des codes et des colonnes. L’architecture de ce palais est un équilibre entre la fonctionnalité et les valeurs de la justice. Dans cette ville de Béziers, la justice renvoi une image rassurante.”
30 millioins d’euros investis
La nouvelle cité judiciaire s’étend maintenant sur quelque 5 800 m2 et accueille pour la première fois l’ensemble des magistrats et des personnels qu’il faut pour son bon fonctionnement. 30 M€ y ont été investis pour y affirmer l’ensemble des missions de l’institution judiciaire. Christian Combes, le président du tribunal de Béziers, avait auparavant rappelé l’ensemble de l’histoire du palais épiscopal où était rendue la justice à Béziers. Il avait aussi évoqué l’histoire de la construction de la cité judiciaire. “Ce projet que nous inaugurons, aujourd’hui, est précisément celui qu’avaient élu les futurs utilisateurs de ce palais à l’issue d’un scrutin que nous avions souhaité organiser, si j’ose dire, à l’aveugle. Cette consultation associait magistrats et fonctionnaires au développement du projet. Elle s’est poursuivie sous la forme de réunions et cela durant cinq ans pour se terminer par une commission plénière élargie aux quatre juridictions qui sont ici réunies.” Ce jeudi, le Garde des Sceaux, le président Combes et le procureur de la République de Béziers, Yvon Calvet, ont donc dévoilé devant un parterre de personnalités locales la plaque inaugurale de la cité judiciaire qui a ouvert ses portes au public au tout début de cet été.
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Béziers : la nouvelle cité judiciaire se dévoile

Tout est mis en œuvre pour la sécurité et, désormais, le tribunal est composé de deux zones. Une publique, l’autre à l’accès réglementé – Pierre Saliba
12.7.2016 – Mercredi 13 juillet se tiendra la première audience correctionnelle dans la toute nouvelle cité judiciaire située quartier de l’Hours à Béziers. Une page se tourne !
“C’est une page qui se tourne dans le monde de la justice à Béziers”, explique Christian Combes, le président du tribunal de Béziers. “Nous quittons des lieux chargés d’histoire place de la Révolution pour rentrer dans l’ère de la modernité où tout est à construire. Nous mettons en place une nouvelle façon d’accueillir les justiciables. De nouvelles relations de travail vont aussi se construire car tout est à faire dans ces nouveaux murs”, poursuit le magistrat qui souligne que “ce bâtiment impose de nouveaux comportements de la part de tous car nous sommes tous dans une démarche de découverte. Dans l’ancien palais de justice chaque personne s’intégrait dans l’équipe alors que là c’est nous tous qui devons intégrer ces murs.”
Modernisme

Béziers : la nouvelle cité judiciaire se dévoile – Pierre Saliba
Fini le temps où les prévenus pouvaient discuter avec leur famille. Désormais, un box isolé par du verre blindé les attend. Pour le reste, la salle d’audience a été repensée sur le modèle des salles des assises. Très moderne? elle n’offre plus de contacts directs entre les magistrats et le public.
Espaces de verdure entre les murs

Béziers : la nouvelle cité judiciaire se dévoile – Pierre Saliba
De l’extérieur, la cité judiciaire apparaît comme un bloc de béton. Mais, dès que l’on visite les bureaux, on se rend vite compte que l’architecte a dirigé les regards des salariés du palais de justice vers des espaces verts situés au cœur des murs. Chaque fenêtre donne sur un espace arboré lui aussi visible depuis l’espace de convivialité aménagé au deuxième étage du bâtiment et mis à la disposition de tous les membres de la nouvelle cité judiciaire.
Les détenus isolés du public


À Béziers, détenus et publics se croisaient partout dans l’ancien tribunal situé place de la Révolution. À partir du 13 juillet, les fourgons cellulaires arriveront par un accès dédié dans le sous-sol du tribunal. Les détenus pourront s’entretenir avec leurs avocats dans des locaux isolés situés à côté de cellules individuelles où collectives d’où ils seront amenés directement dans les boxes.
Lumière


Elle est partout et elle est aussi le cœur du palais. Un puits végétalisé éclaire tout le bâtiment.
Cellules

Pierre Saliba
Pas moins de neuf geôles sont désormais construites au sous-sol de la cité judiciaire. De là, tout un parcours de sécurité a été mis en place pour que les détenus ne se croisent jamais. Ils seront fouillés à l’entrée du bâtiment et de nouveau pour en sortir. Les fourgons cellulaires seront, eux aussi, enfermés dans les entrailles du palais de justice avec l’ensemble des escortes de police ou de gendarmerie à qui on a également aménagé un espace de convivialité quand tous attendent que les détenus passent en jugement ou bien soient déférés devant le parquet.
Des changements qui vont surprendre plus d’un habitué qui connaissait tout de l’ancien tribunal. Avec ce nouveau tribunal, la justice à Béziers s’est vraiment mise à la page. Et ce n’est pas la sécurité des justiciables qui y sera négligée.
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Une robe de béton brut au palais de justice de Béziers
26.2.2016 – La façade du palais de justice de Béziers est habillée de blocs de béton préfabriqués texturés, de différentes tailles, et creusée de redans.

Le bâtiment ressemble à un empilement de blocs de pierre
26.2.2016 – Face à la façade chahutée du centre commercial Polygone, le palais de justice de Béziers impose une présence presque silencieuse. Ce bâtiment massif, qui semble fait d’un empilement de blocs de pierre, abritera, à partir de la mi-2016, les tribunaux d’instance et de grande instance, le conseil de prud’hommes et le tribunal de commerce. «Nous devions imaginer un bâtiment contemporain qui exprime la symbolique de la justice, explique l’architecte Christine Edeikins (agence 2/3/4/Architecture). Compte tenu du site, des vis-à-vis et de la contrainte climatique, j’ai choisi la métaphore de la carrière, avec ses blocs rugueux entre lesquels s’infiltrerait la lumière. Le projet est fabriqué autant par ces blocs que par les vides qui les séparent.»
Les blocs sont disposés en trois lits réguliers, avec des affleurements différents de bloc à bloc et de niveau à niveau. Chaque bloc est matérialisé par un assemblage de panneaux préfabriqués en béton matricé suspendus au voile béton périphérique, une solution préférée à celle de la pierre agrafée. La façade ne comporte aucun ouvrant. Elle est creusée de redans qui laissent entrer la lumière dans les bureaux par des vitrages latéraux, tout en les protégeant des vues extérieures et de l’ensoleillement direct. Les vitrages placés en fond de redan éclairent les circulations. A l’intérieur du bâtiment, la lumière est introduite par cinq patios, dont le plus vaste descend jusqu’au rez-de-chaussée, où il éclaire la salle des pas perdus. Les autres s’arrêtent au niveau R+1, puis se fragmentent en interstices qui diffusent la lumière dans les salles d’audience, toutes situées au rez-de-chaussée.
Un bâtiment protecteur
Pour respecter l’image des blocs de carrière séparés par des failles, l’architecte s’est attaché à effacer les menuiseries extérieures. Les panneaux préfabriqués s’alignent ainsi sur les clairs de vitrage, puis sur les faux plafonds et sur les fenêtres des patios. «Certains alignements traversent les 60 mètres du bâtiment et font intervenir tous les corps d’état, ce qui a nécessité un gros travail de synthèse», précise Guillaume Sévely, ex-responsable du projet chez Sogea Sud.
Même souci d’alignement dans les salles d’audience. La lumière du jour, amenée par les patios, y pénètre par de fines ouvertures verticales toute hauteur, qui s’alignent d’une salle à l’autre et se prolongent à l’intérieur par des gorges lumineuses creusées dans les faux plafonds. «Même si l’œil ne le reconnaît pas, ce travail géométrique produit une sensation de confort et de stabilité», estime Christine Edeikins. La recherche de sérénité s’exprime aussi par le choix de la monochromie: sols, plafonds et parois intérieures présentent des tons sable, proches de ceux des panneaux de façade. «Un palais de justice est un lieu où l’on traite des sujets sensibles. L’architecte doit contribuer à en adoucir l’ambiance, indique Christine Edeikins. Je n’ai pas voulu un bâtiment autoritaire mais un bâtiment protecteur.»
Maître d’ouvrage : Apij. Architecte : 2/3/4/Architecture. BET : CET Ingénierie. Entreprise générale : groupement Sogea Sud-Snef-Thermatic. Panneaux préfabriqués : Delta Préfabrication. Shon : 8 057 m². Coût des travaux : 16,9 M € HT. Livraison : 1er semestre 2016.
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Béziers : la nouvelle cité judiciaire prend forme

Les travaux vont bon train au carrefour de l’Hours – D.R.
5.9.2014 – La nouvelle cité judiciaire de Béziers (Hérault) devrait, comme prévu, être livrée au premier semestre 2016.
Elle devait être livrée au premier semestre 2016. La cité judiciaire de Béziers respecte le calendrier. On en est même à choisir le mobilier ! Le président du tribunal, Christian Combes suit évidemment avec soin ce dossier dont le maître d’œuvre est l’agence publique pour l’immobilier de la justice et le maître d’ouvrage la SOGEA.
Le rythme des réunions va s’accélérer. Il y en aura neuf entre septembre 2014 et mai 2015. “On est en phase finale, précise le président du tribunal. En septembre, on étudiera l’ergonomie des tables de justice, on est déjà dans les éléments d’équipements et de mobilier, et à leur disposition dans les bureaux. Suivront le système de vidéo, le recensement des besoins en matière signalétique”.

Maquette de la future cité judiciaire – D.R.
Tout s’accélère
Puis viendra la définition du cahier des charges pour l’exploitation et la maintenance, avec le lancement des appels, et l’agencement du mobilier, la téléphonie, les démarches de performances énergétiques en matière de développement durable. En avril 2015, on validera l’implantation des bureaux et en février 2016, on en sera au choix des couleurs et des matériaux pour les bureaux.
Dans 18 mois, le personnel intégrera ses nouveaux locaux. Soit cinq salles d’audience, dont trois consacrées aux affaires civiles, d’une capacité de cinquante et trente places, et deux salles vouées au pénal qui pourront accueillir quatre-vingts personnes, soit le double des salles actuelles … .
Dans 18 mois, le personnel déménagera
Six à sept salles seront réservées aux audiences de cabinets : conciliations aux affaires familiales, conciliations au conseil des Prud’hommes, chambre de conseil du tribunal du commerce, plus les audiences des juges des libertés et de la détention. Tout sera au rez-de-chaussée afin d’éviter les circulations dans les étages. Le futur palais est classé type 3 en terme de réglementation et de sécurité, la même graduation que celui de Montpellier. “L’agence publique pour l’immobilier de la justice est à notre écoute, se réjouit Christian Combes, et ce malgré ces temps difficiles en matière de budget”.
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Source :
https://www.midilibre.fr – Antonia Jimenez 7.9.2023 / Jean-Pierre Amarger 2.9.2016 / Pierre Saliba 12.7.2016 / Annick Koscielniack 5.9.2014
http://www.lemoniteur.fr – Jean Lelong 26.2.2016