Le musée du Biterrois

Caserne Saint-Jacques – Rampe du 96° Régiment d’Infanterie
34500 Béziers
Tél. : 04 67 36 81 61
musees@ville-beziers.fr

Le musée du Biterrois est situé à Béziers, dans l’ancienne caserne Saint Jacques, juste à côté des services techniques de la mairie et tout près de l’église romane Saint-Jacques.

Le bâtiment fut construit par l’architecte du Roy en 1702. Un petit jardin et un puit fermé par une grille donnent un peu d’oxygène à cet ensemble du centre ville. La partie centrale est résolument moderne ; les salles autour sont voûtées et datent de la construction.

Sur plus de 3000 m2, le musée du Biterrois présente l’histoire et l’évolution de l’homme sur un territoire dont Béziers est le centre. Ses riches collections racontent la vie sociale, culturelle et économique de ce “pays Biterrois”, de la préhistoire à nos jours.

Dans ce voyage à travers les siècles, découvrez la formation du territoire, structuré par la vallée de l’Orb et allant des “Hauts Cantons” de la bordure du Massif Central jusqu’au littoral de la Méditerranée, son environnement naturel, et les activités que l’homme y a développées à toutes les époques, pour survivre, progresser et prospérer…

Des premières implantations sur l’oppidum aux aménagements récents, revivez la prospérité de la colonie romaine, les remous du Moyen Age avec le catharisme et le sac de Béziers (1209), la construction du canal du Midi par le Biterrois Pierre-Paul Riquet, la grande période viticole qui a fait de Béziers la “capitale du vin” au XIXe.

Un tour d’abandon ou tour d’exposition (appelée aussi « boîte à bébé ») est un lieu où les mères peuvent laisser de manière anonyme leurs bébés, généralement nouveau-nés, pour qu’ils y soient trouvés et pris en charge. Ce genre d’arrangement était courant en Europe lors du Moyen Âge et dans les XVIIIe et XIXe siècles.

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La partie moderne du musée expose une “capitelle” , à la taille réelle qui est une cabane construite en pierres sèches et qui servait d’abri aux bergers. Une barque de pêcheur et tout son matériel sont installés à proximité, entourés des oiseaux naturalisés des étangs languedociens.

L’antiquité et le moyen âge

La statue de Pépézuc, héros biterrois qui sauva la ville, est exposée également. Le musée présente des pierres tombales, des chapiteaux, des statuettes.

Plusieurs salles présentent le catholicisme mais le protestantisme et la franc-
maçonnerie sont également présentés. J’ai apprécié la partie du musée qui parlait de Saint Aphrodise et son chameau. Au 3ème siècle, il était venu évangéliser la ville. Il devint impopulaire et fut décapité. Il prit sa tête dans ses mains et traversa toute la ville.

Son chameau “Lou Camel “, en réalité un dromadaire, puisqu’il n’a qu’une bosse, est devenu l’animal totémique de Béziers. Au musée, on voit la statue de Saint Aphrodise décapité tenant sa tête dans ses mains, ” Lou Camel ” sous plusieurs formes et une bien belle bande dessinée, de plusieurs mètres de longs, réalisée par JP Van Der Spelden et présentant le tout. (La photo n’en représente qu’une partie).

La vigne et le vin

Une partie importante du musée représente la vigne et le vin dont la culture se développa dès le 2 ème siècle. Le vin produit dans le biterrois fut apprécié des Romains. Le musée présente des amphores qui servaient à acheminer le vin vers Rome et les autres régions.

A l’époque moderne, Béziers fut la capitale du vin de table. Des tonneliers et des potiers s’installèrent dans la ville. On planta beaucoup trop de vignes en monoculture. Et le vin subit une mévente dès le début du 20 ème siècle. En 1907, les vignerons manifestèrent dans l’Aude, commandés par Marcellin Albert. Le 17 ème régiment d’infanterie qui comprenait beaucoup de fils de viticulteurs, fut envoyé en direction des manifestants. Ils refusèrent de tirer sur leurs pères et frères et la troupe bivouaqua sur les allées Paul Riquet, plaçant les fusils crosse en l’air. Tout ceci est longuement expliqué et présenté au musée du Biterrois.

La société biterroise

A la fin du 19 ème siècle et le premier quart du 20 ème, des fêtes brillantes illuminaient Béziers grâce à Castelbon de Beauxhostes qui était un mécène richissime et ami de Camille Saint-Saëns, compositeur qui vint souvent à Béziers.

Que dire encore ?

L’éclairage est doux, à la limite un peu trop car il laisse dans l’ombre certains détails qui mériteraient d’être valorisés. Je me rappelle avoir vu une urne d’un bon mètre de hauteur, derrière une vitrine et trop peu éclairée par une lumière tamisée.

L’entrée du musée vaut 3,80 € ce qui est d’un rapport qualité / prix exemplaire. La boutique propose des ouvrages sur Béziers et des cartes postales. Une partie du musée, réservée aux expositions temporaires, est libre et gratuite.

Le musée possède une bibliothèque pour enfants et organise des animations et anniversaires pour les groupes de 6 à 11 ans, sur rendez vous. L’animation c’est à dire la réalisation d’un objet manuel en rapport avec le musée, les jeux ludiques, les gâteaux et boissons sont proposés pour 5 € seulement par enfant.

L’accès est simple, avec un GPS ou une carte, vous trouverez facilement : Béziers est une ville moyenne de 70 000 habitants, pas une mégapole ! Le plus compliqué est de se garer à proximité du musée. Certes, vous trouverez quelques places gratuites devant l’église St Jacques. Si vous venez en semaine, vous pourrez profiter du parking (gratuit) de la mairie (services techniques).

Si vous visitez le musée, ne manquez pas de voir les Arènes romaines, (oh rien d’extraordinaire, il ne reste que quelques ruines), l’église Saint Jacques et son jardin où vous pourrez admirer une vue magnifique sur Béziers (côté Narbonne) ainsi qu’une vue imprenable sur la cathédrale.

Le musée du Biterrois est le témoin majeur du temps passé. Il présente un intérêt pour les gens d’ici et pour ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la vie du biterrois.


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Béziers : une nouvelle vie pour la place Saint-Jacques et le parvis du musée

La place Saint-Jacques. (Midi Libre – Antonia Jimenez)

26.11.2021 – La première phase du chantier de renouvellement urbain réalisé par la Ville est en cours. Elle devrait se terminer à la fin du mois de janvier.

Dans le cadre du NPNRU (nouveau programme national de renouvellement urbain) qui prévoit la transformation des quartiers prioritaires de la politique de la Ville, des travaux sont réalisés sur Saint-Jacques, au cœur du vieux Béziers.

Un parking de 18 places

Le parvis du musée. (Midi Libre – Antonia Jimenez)

“Il s’agit de la première phase”, précise Fabien Coronas, directeur du service voirie de la Ville. Celle-ci comprend la réfection du square Maximilien-Robespierre, soit le parvis du Musée du Biterrois (le bâtiment va plus tard accueillir les réserves muséales), et de la place Saint-Jacques.

Devant le musée, c’est un parking de 18 places (dont une pour les véhicules des personnes à mobilité réduite) qui est en train de voir le jour. L’ancienne aire de jeux pour enfants est conservée, les arbres aussi. “L’idée, c’est de dégager la façade du musée, mettre en valeur ce patrimoine. Ces travaux nous ont aussi permis de traiter l’étanchéité de la façade.” Plus haut, la place Saint-Jacques reste une place d’agrément dont pourront profiter riverains et touristes.

“Nous travaillons sur l’esthétique du site”

Comme pour le parvis du musée, les arbres sont conservés. “Nous travaillons sur l’esthétique du site. Le pourtour sera recouvert de béton bouchardé, le même que celui que nous avons utilisé pour la place David-d’Angers. Le cœur de la place, lui, sera en “stabilisé” (terre), et les murets rejointés.”

Le petit parking en épis, à l’extérieur, reste en place. Par ailleurs, le mur de soutènement, sur la partie haute de la Rampe du 96e Régiment d’Infanterie, a été démoli en partie, “ce qui permet d’avoir une vue dégagée sur la place, et apporte aussi plus de sécurité aux parents qui viennent chercher leurs enfants scolarisés dans les écoles Gaveau-Macé et Carnot.”

Fin des travaux en janvier

La fin des travaux est prévue en janvier. Coût de l’opération : 800 000 € hors taxes. Une deuxième phase suivra : la requalification de l’îlot plus loin, entre la rue de la Tible et le boulevard Jean-Macé.

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Sources :

http://www.musees-occitanie.fr

http://www.tripadvisor.com

http://www.fr.wikipedia.org

http://www.rebour.over-blog.fr

http://www.midilibre.fr – Antonia Jimenez 26.11.2021